Aperçu sur un stage au Maroc d’un 2A en France
D’abord parlons un peu du choix de faire le stage au Maroc. Disons que ça a été un choix personnel guidé aussi bien par le sujet du stage, par la société d’accueil que par le pays et la vile d’accueil, en l’occurrence la ville où j’ai grandi Casa. Pour le premier motif, c’est venu après des recherches aussi bien via les offres sur Internet que via l’historique des anciens stages de 2A de l’école, dont j’ai conclu que pour une durée de 2 mois de stage (c’est la durée minimum requise par l’école, et maximum pour moi car c’était hors de question que je fasse 3 mois de stage et que j’enchaîne ensuite par les études), il était très difficile de trouver une grosse boite qui proposerait un bon sujet de stage. C’était soit faire au moins trois mois et là il y a de la chance pour qu’on trouve une bonne boite avec un bon sujet, soit faire deux mois et là c’est soit une PME soit un sujet de stage presque ouvrier. C’est là que j’ai reçu à travers des connaissances une belle offre d’un stage au Maroc, dans une multinationale anglaise de textile avec comme sujet « l’élaboration d’un manuel de procédures » (en gros parcourir tous les départements de l’entreprise et noter toutes les procédures qui s’y font, selon divers sources pour s’assurer de la conformité, et ensuite déclarer toutes les anomalies et le non respect des ces dites procédures). Un sujet qui m’est paru intéressant au début, mais le détail qui a fait que j’ai tranché définitivement était quand on m’a affirmé qu’à côté je serai initialisé à SAP (le plus performant des ERP au monde) dont j’avais déjà entendu toutes les louanges de la part de mon prof d’un cours de management.
De l’autre côté, il y a aussi l’envie de passer l’été chez soi, à côté de la famille et des amis, et profiter du beau temps et des belles plages qu’offre le plus beau pays du monde (à prendre avec modération).
Pour ce qui est du stage en soi, jusqu’à l’écriture de ces lignes j’en suis totalement satisfait, essentiellement du fait que j’ai pu en un petit laps de temps m’intégrer vite à l’esprit de l’entreprise et me sentir comme un vrai salarié ayant une mission à accomplir s’il veut toucher son indemnité de fin de mois. Au début, j’appréhendais le comportement des employés, en particulier des ouvriers avec qui j’ai le plus de contact vu que mon bureau se situe à proximité de l’usine. Mais j’étais étonné de voir qu’il n’y a pas trop de différences entre un ouvrier marocain et un autre français, sauf en ce qui concerne l’organisation, la propreté et le respect des règles de sécurité où les marocains sont plus frileux que leurs homologues français. Ensuite, côté relation cadres ouvriers ou cadres cadres j’ai remarqué que comme en France la hiérarchie a bel et bien son poids, et c’est tant mieux à mon avis pour la fluidité du travail quotidien. Enfin, et sans rentrer dans des détails pour ne pas vous ennuyer, disons qu’une des conclusions que je me suis faite jusqu’à maintenant est l’importance de la bonne communication pour une bonne entente, et par conséquent pour une motivation meilleure. Et je dirai qu’un bon communicateur (en particulier avec les ouvriers avec lesquels la logique ne fonctionne pas souvent) est au moins deux fois plus efficace qu’un mauvais communicateur. Et surtout un bon communicateur est celui qui personnalise sa façon de traiter avec les gens, et pour cela il faut avant tout de l’expérience dans la matière mais surtout de la patience.
Jusqu’à maintenant, j’ai visité et scruté au détail tous les compartiments de l’entreprise, en me renseignant sur tout ce qui se fait dedans, sur le pourquoi et le comment de la chose. J’ai été étonné de voir que le bouche à oreille était l’outil premier pour faire passer « l7erfa », d’ailleurs c’est ce qui fait que beaucoup de détails qui pour un ouvrier peuvent apparaître banales, sont négligés alors qu’ils sont d’une extrême importance. Et c’est ce qui fait la nécessité d’un manuel de procédure afin de sauvegarder la connaissance et le savoir faire aussi. Du coup, ça m’a permis de comprendre le processus global de travail de l’entreprise, et aussi celui propre à chaque compartiment. Et en plus du manuel de procédure, je suis aussi censé faire d’éventuelles recommandations sur les dysfonctionnements repérés avec le recul d’un (futur) ingénieur ayant passé du temps dans tous les départements de l’usine.
En gros, pour un stage de deux mois dans une entreprise basée au Maroc, j’en suis entièrement satisfait de part les conditions et le sujet du stage. Cependant, je reste conscient quand au fait que toutes les sociétés au Maroc et tous les stages ici ne fonctionnent pas de la même façon. Heureusement que j’ai eu de la chance de tomber sur une des rares sociétés à bien encadrer ses stagiaires, et bien malheureusement que ça soit le cas.
TaRiK
7 août 2007 à 19:26
Quelle prof de management?
7 août 2007 à 21:35
Le même que t’as eu.
8 août 2007 à 20:59
et bien, si tu arrives à concevoir le manuel des procédures de l’entreprise et bien je t’en féliciterais c un travail laborieux qui demande bcp de temps et je te dis qui se chiffre par les cabinets à des milliers de dhs ou plus ! c un thème très intéressant et je t’y encourage à le réaliser sinn pr l’ERP t’as une sacrée chance d’y être formé !
en tt cas, go ahead et good luck !
10 août 2007 à 2:42
Bon courage Tarik !